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Gérard Bertrand : Vigneron engagé



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Quelle est votre approche de la viticulture ?

J’ai commencé à faire du vin avec mon père Georges Bertrand à l’âge de 10 ans dans le Languedoc-Roussillon. J’en suis donc à ma 44e vinification ! Mon objectif est de révéler les terroirs du sud en respectant la biodiversité. Nous sommes le leader mondial de la biodynamie avec 800 hectares certifiés répartis sur nos 15 propriétés. Il nous faut respecter le monde du vivant, les sols, les sous-sols, la diversité des cépages, les cours d’eau, les forêts et les insectes, pour avoir un écosystème vivant et en harmonie.

Qu'est-ce qui vous a mené à la biodynamie ?

C’est une conviction personnelle. Je me soigne par homéopathie depuis plus de 30 ans. J’ai lu le livre de Rudolphe Steiner, « Le Cours aux Agriculteurs » et cela a été une véritable révélation. Ces principes m’ont tellement interpellé que ça a changé ma vie. Tout est expliqué si clairement par Steiner que j’ai voulu expérimenter. J’ai constaté des différences énormes au niveau des sols comme au niveau des vins, qui sont rapidement devenus plus vibrants.

Qu'est-ce que l'arrêt d'utilisation de produits chimiques a apporté à la vigne ?

Dans les années 60, tous les vins étaient biologiques , car il n’y avait pas de chimie de synthèse. Pendant une période, la chimie a permis d’améliorer la qualité des vins et d’augmenter les rendements, mais on a aussi un peu standardisé le goût des vins. Nous étions passés du goût de quelque part, au goût de quelque chose. Aujourd’hui, nous luttons contre l’uniformisation du goût ; nous cherchons à laisser les terroirs s’exprimer et à accroitre la complexité des vins.

Comment la viticulture biologique s'est-elle imposée les dernières années ?

Une meilleure pratique culturale et le développement d’une technique dans les vignes ont permis de produire des vins biologiques qui sont meilleurs que ceux élaborés en viticulture conventionnelle. Le travail des vignerons a été prioritaire, et la qualité a énormément progressé. La démocratisation des labels de certification, que l’on voyait apparaître de plus en plus régulièrement sur d’autres produits alimentaires a aussi contribué à plus de confiance de la part des consommateurs. Le label AB (Agriculture Biologique) est désormais très connu et les Français consomment de nombreux produits d’agriculture biologique.

La viticulture se dirige-t-elle vers ces modes de culture de façon plus globales ?

Tout à fait. Je pense que ce sera une généralité dans les vingt ans à venir. L’utilisation des désherbants est derrière nous, ils devraient être interdits prochainement. L’avenir se fera en respectant la nature et les écosystèmes.

Qu'est-ce que les foires aux vins ont apporté à votre région ainsi qu'aux vins vivants ?

Les foires aux vins ont été une grande chance pour les vignerons du Languedoc-Roussillon. Depuis plus de vingt ans, les vins du Languedoc se sont fait connaître et sont devenus populaires grâce aux foires aux vins . Les changements dans notre région, avec une qualité accrue, se sont révélés grâce à elles. Donnant à nos vins une exposition nationale alors qu’ils restaient consommés très localement auparavant. Les labels biologiques et biodynamiques pour les vins se sont aussi fait connaitre à une échelle plus large grâce à elles.


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