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Les secrets de la fabrications du rosé

Vous aimez le vin rosé et la palette de nuances de roses qui existent ? Presque rouge comme le Bordeaux Clairet, ou quasiment blanc comme le Rosé de Provence... En effet, le premier est très foncé, tandis que le second est très clair. Sauriez-vous expliquer précisément pourquoi ? Au-delà de la différence de couleur, le goût à la dégustation est également sans comparaison. Certains vont préférer la douceur et la fraîcheur des arômes d’un vin rosé plus clair, quand d’autres vont prendre plus de plaisir à déguster un vin rosé plus foncé, aux arômes plus prononcés et plus puissants. Découvrez la méthode de production de chacun de ces types de rosés et leurs différences.

 Rosés 2

Fabrication vin rosé : les idées reçues

Provenance de la couleur, technique de production… Vous avez forcément une idée préconçue sur la fabrication du rosé. Démêlez le vrai du faux à son sujet !

 

Le vin rosé n’est pas un mélange de vin rouge et de vin blanc.

En effet, la législation française interdit ce type de procédé. En revanche, cette pratique est acceptée dans les pays étrangers, mais le résultat n’est pas souvent au rendez-vous. En France, seul le champagne rosé peut être le fruit d’un assemblage de vin rouge (pinot noir) et de vin blanc (chardonnay blanc). Cette méthode s’appelle le coupage.

 

Ce n’est pas le jus qui fait la couleur du vin.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le jus n’a pas d’influence sur la couleur du vin. La preuve : certains cépages ont des grains de raisins noirs, dont le jus est blanc. C’est donc la peau du raisin, aussi appelée « pellicule » qui va jouer sur la robe du vin. Le procédé de fabrication d’un vin rosé est le même que pour un vin rouge, sauf que la macération du moût et des raisins dure moins longtemps.

 

Les techniques de fabrication du vin rosé

Il existe deux grandes techniques d’élaboration des vins rosés. L’une s’inspire de la méthode de production des vins blancs, et la seconde des vins rouges.

 Cuve

 Le rosé de pressée ou rosé de pressurage

Cette première technique est similaire à la vinification des vins blancs et donne des vins rosés de couleur rose pâle ou saumon très clair. Ils sont fruités en bouche. Le processus d’élaboration est simple :

  • Après les vendanges, le raisin arrive dans un chai (lieu où se déroule la vinification et/ou conservation du vin). Il est placé dans une machine pour séparer les baies des rafles (le squelette).
  • On place ensuite les grains de raisins dans une presse pour le pressurage. Plus on presse, plus la couleur sera dense, tout en restant dans des nuances pâles bien sûr. Le jus et les peaux sont rapidement séparés pour stopper la coloration.
  • Le jus est ensuite conservé dans des cuves pour le débourbage (pour séparer les bourbes, particules solides en suspension, et récupérer le jus).
  • Vient ensuite la fermentation alcoolique en cuve pendant une dizaine de jours, pour transformer les sucres en alcool grâce aux levures. Le moût devient alors du vin !
  • Maintenant, place à l’élevage. C’est le moment où le vin se stabilise, évolue et développe de nouveaux arômes. Cette étape dure quelques semaines.
  • Pour finir, on protège le vin de l’oxydation et des micro-organismes par un sulfitage, ajout de dioxyde de soufre. D’autres intrants sont parfois ajoutés selon les vins rosés.
  • L’embouteillage achève le processus d’élaboration du vin, c’est-à-dire, la mise en bouteille.

 

 Le rosé de saignée

Cette seconde technique est proche de la vinification des vins rouges et donne des vins rosés plus puissants, à la robe plus soutenue, grenadine, framboise ou œil de perdrix. Le Bordeaux Clairet en est le parfait exemple.

  • Après la vendange de la vigne, le raisin arrive dans le chai et passe directement dans une machine pour l’égrappage et le foulage (éclatement des peaux des grains de raisins par écrasement).
  • On place ensuite le raisin foulé dans des cuves pour une courte macération, sans fermentation alcoolique. L’idée étant d’obtenir un marc. Les pigments contenus dans la peau de raisin vont donner au vin sa couleur rose soutenue. La durée de macération est de à 48 heures. Elle va déterminer l’intensité de la couleur du rosé et la puissance de ses tanins.
  • On récupère ensuite le jus (moût), en laissant de côté le marc (grappes pressées). On parle ici de l’écoulage.
  • Viennent ensuite les mêmes étapes que pour le rosé de pressée : débourbage, fermentation alcoolique, élevage, finitions et embouteillage.

 

Qu’il s’agisse d’un rosé de Provence ou d’un Bordeaux Clairet, les deux dégustations peuvent être de grande qualité. Tout dépend des arômes que vous préférez. Laissez parler vos envies pour choisir votre bouteille de rosé idéale. Découvrez maintenant comment faire un cocktail à base de vin rosé.

 

Magerips